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mardi 24 janvier 2012

Tout près, le bout du monde

   
Une critique rédigée par Doc-Mentalist

La 4ème de couverture :

« Moi j'aime bien l'idée du journal. Il paraît que personne ne lira ce que j'écris alors je peux tout dire, c'est pratique, j'aime bien tout dire quand personne ne peut l'entendre. Je sais pas ce que je peux raconter, si je dois dire mon âge et me présenter, par exemple écrire sur la première page « Bonjour, je m'appelle Malo, je viens d'arriver chez Marlène... » ou si je dois parler de ce qu'on fait tous les jours, ou plutôt de mes pensées, de mes rêves ou de mes cauchemars. Je sais pas si je peux parler de Jul et de Solam. Je sais pas si je dois expliquer pourquoi je suis là, toute façon, je suis pas sûr et certain de savoir. »

Commentaire :

Un huit-clos dans une maison isolée avec un enfant, deux ados et une éducatrice. Chaque pensionnaire écrit son journal intime et c'est l'alternance de ces journaux qui révèle l'histoire. Cette construction permet d'aborder ce livre sans a priori et de comprendre qu'ils ont en commun un passé douloureux. Le début est déroutant mais il ne faut pas s'arrêter à cause du niveau de langage de Solam. Quand les pièces du puzzle se mettent en place, l'émotion submerge le lecteur car il vit l'histoire de l'intérieur. Les personnages se reconstruisent grâce à l'amitié et à la solidarité.

C'est un livre d'une sensibilité extrême. Il ne donne pas de leçon mais fait réfléchir. Il est original et intense mais nécessite un bon niveau de lecture.

Tout près, le bout du monde de Maud Lethielleux.
Publié en 2010. 

La note de Doc-Mentalist : 4/4 (exceptionnel)
 

lundi 9 janvier 2012

La fourmilière

   
Une critique rédigée par Doc-Mentalist

La 4ème de couverture :

Personne ne choisit vraiment de vivre au 33, Georgiana Street. L’immeuble est situé dans un quartier peu engageant de Londres. Les appartements sont minuscules, sales, délabrés. L’électricité et le loyer se paient à la semaine. Seul avantage du lieu : Steve, le propriétaire, ne pose pas de questions.
Pour un garçon de 17 ans qui a fugué, l’endroit est idéal. Sam s’est réfugié à Londres parce que ici, personne ne sait qui il est, ni ce qu’il a fait.
Cherry et sa fille Bohême sont deux autres nouvelles locataires qui déménagent au gré des petits amis de Cherry.
A 10 ans, Bohême se débrouille toute seule, car sa mère est bien trop fragile et perdue pour arriver à s’occuper de sa fille. Au 33, Georgiana Street, on évite de se mêler des affaires des autres. Mais Bohême va bouleverser la vie de l’immeuble. Elle a besoin d’un ami, et c’est Sam qu’elle a choisi.

Commentaire :

Ce roman se lit facilement mais il faut attendre la page 176 pour que l'histoire prenne un tournant inattendu. La fin du livre aborde des thèmes difficiles à évoquer avec des ados et toutes ces pistes sont de vraies pépites pour un enseignant. En effet, la discussion et la compréhension de ce texte permettent de s'enrichir et de se construire. A lire absolument car il permet un débat intergénérationnel.

La fourmilière de Jenny Valentine, traduit de l'anglais par Cyrielle Ayakatsikas.
Publié en 2009, traduit en 2011. 

La note de Doc-Mentalist : 3/4 (très bien)